Billets humeurs

Je suis à la naissance de tout..

J’ai mis un sacré moment avant de me rendre compte que si tout n’était pas en paix autour de moi c’était justement parce que je n’étais pas en paix avec moi-même. tumblr_nizq0g41Ho1u8sb37o1_1280.jpgDe prime abord, cela peut paraitre assez péremptoire. On dirait une phrase bateau sortie tout droit d’un livre de développement personnel.  J’ai longtemps pensé que je ne pouvais être responsable du chaos, des tumultes de ma vie, de mes névroses. Mais en fait, je commence doucement à toucher du doigt la certitude que tout est train de rentrer dans l’ordre car je suis en train de faire la paix avec moi-même. Et je le constate depuis quelques semaines.

Je commence à comprendre que je suis à la naissance, au fondement de tout ce qui peut m’arriver. Depuis que j’ai pris le parti de me faire confiance chaque jour un peu plus, de me traiter avec douceur chaque jour un peu plus, de faire la paix avec ma vie, avec mon passé. Je me retrouve davantage, je sens que tout se range autour de moi. A croire que la lassitude de ces derniers mois, années attendait juste que je fasse la paix. Je ne sais pas si je suis claire. Mais je veux dire par là qu’on a beaucoup tendance à rejeter la faute sur les autres. Les coupables : souvent nos parents (Nos parents, ces névrosés), notre entourage, notre histoire…Et il est très rare que l’on ose se regarder dans le miroir et affronter son destin. Je me suis longtemps menti, caché. Mais j’ôte le voile tout doucement. Et cela me fait un bien fou.  Je me suis offert une séance de shiatsu hier, et elle m’a procuré un bien intense. Au-delà de la douleur ressentie, j’ai vu nombreux de mes blocages s’envoler.

Je suis contente car depuis que je me sais responsable de tout ce qui peut m’arriver, j’ai beaucoup de mal à en vouloir aux autres. Depuis que je m’aime davantage, j’ai l’impression que les autres le ressentent et me traitent avec encore plus de considération. Depuis que je connais mes limites, je sais les faire imposer. Depuis que j’ai appris à dire non, je n’ai plus peur de dire non. En fait, je me sens plus ouverte aux autres, plus vivante, plus réceptive. J’essaie de faire les choses avec conscience. Je me détache de plus en plus de la superficialité des échanges, des choses, des êtres.

Il faut dire que j’ai changé pas mal de choses en moi. Du moins, dans mon esprit. A commencer par mon dialogue intérieur, notamment.

Je me parle bien

Et ce, dès le réveil. Pester contre le mauvais temps, no way. Je n’ai jamais été une personne très plaintive, mais en côtoyant des personnes plaintives, j’ai fini moi aussi, par adopter la plainte. Jusqu’au moment où je me suis rendu compte du cercle infernal : tu te plains, t’attires des « plaintes », tu te sens impuissant(e), tu te plains.

Aussi, j’essaie constamment de juguler mes pensées négatives (Il commence avec tes pensées….). Je pense positif. Je me parle avec douceur. « Je suis largement à la hauteur », « ça va le faire », « bravo Sana »… ou tout autre mantra de ce genre.  Je ne pensais pas que me parler différemment pouvait à ce point changer mes ressentis. Je constate le pouvoir incroyable de mes pensées sur mon quotidien, sur mes actions.

Je m’octroie des plaisirs

Je viens de m’inventer une nouvelle tradition : un kiff par mois. Un truc qui m’a fait flasher. Un bouquin. Un soin. Un massage. Une belle sortie. Une belle table. S’il y a bien une personne qui est responsable de mon bonheur c’est moi. S’il y a bien une personne avec qui je vais devoir composer, et aimer jusqu’à la fin de mes jours, c’est moi. Rien que le fait de dire « moi » me dérangeait à un moment de ma vie.

J’abhorrais les « moi, je.. ». Je déteste me regarder le nombril. Mais quand j’ai compris que je pouvais être altruiste, humaniste, humble tout en parlant de moi à la première personne, et bien, j’ai compris beaucoup de choses. On ne m’a jamais appris à être égoïste. J’ai toujours tout partagé. On m’a toujours convaincu que la valeur d’une personne résidait dans sa capacité à être humble.  Du coup, j’avais jusqu’à il n’y a pas si longtemps de cela, une sainte horreur de dire «je ». Je confondais la nécessité de s’affirmer avec l’égoïsme.  Et j’étais prise de remords lorsque je m’offrais des plaisirs. Aujourd’hui, je goûte enfin à la générosité envers moi-même, et au délice de ne pas faire passer constamment le plaisir des autres avant le mien.

Je m’exprime

Quand un truc cloche, j’en parle. Personne n’a jamais retrouvé le moral en gardant ses nœuds pour soi. Et pour dénouer, en général, il faut en parler. Ou l’écrire. En mettant des mots sur ce que l’on vit, on parvient à prendre du recul, à moins se laisser déborder ou écraser par des émotions parfois paralysantes.

Lorsqu’on parle, on s’entend dire. C’est la condition essentielle à une meilleure connaissance et acceptation de sa propre personne. Et c’est le gage d’une meilleure estime de soi.

De même, par complaisance, ou pour ne pas froisser, j’avais parfois tendance à me taire. Maintenant, au risque de me mettre la tablée à dos, je l’ouvre. Avec respect, et politesse, mais, je dis les choses.

J’affronte mes peurs

Je n’ai jamais pris l’avion seule. Je veux dire sans un proche, ou une amie. Je me mets au défi de le prendre seule, en novembre. A un moment donné, je peux me cacher derrière le fait que la peur fait partie de moi, que de toute façon, elle est inscrite dans mon bagage génétique, mais je peux également prendre le contrepied de cela, et foncer. Que peut-il m’arriver ? J’ai grandi avec une injonction quotidienne : « sana, fais attention ». Du coup, j’ai appris à faire attention. A quoi ? Je ne sais toujours pas. Pourquoi ? Je ne sais pas non plus. Même si j’ai une vague idée.

Tout ce que je sais à présent c’est qu’il me faut affronter ces peurs. J’en ressens le besoin.

Je crois que je suis à un tournant de ma vie, à un point de rupture où un changement de cap s’avère indispensable, salutaire.

Je t’embrasse,

Sana.

Tous droits réservés.

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30 réponses »

  1. Je reconnais bien la ma petite Sana !
    Je savais que tu en étais proche, tes écrits, tes paroles, certaines choses ne trompent pas.
    Il en faut peu pour être heureux, savoir se satisfaire du nécessaire…Hi
    Gros bisous
    Tony

    Aimé par 1 personne

  2. Wahou « Lorsqu’on parle, on s’entend dire ». Tu m’as touchée, coulée. Je fais partie de celles et ceux que l’écriture a sauvé. J’ai compris beaucoup de choses depuis que j’ai mis en place ma session d’écriture quotidienne et il est vrai que quand on couche quelque chose sur le papier ou on le verbalise, ce n’est plus en train de tourner en rond dans notre tête. C’est là. Et ça change absolument tout ! Merci pour cet article, belle journée à toi !

    Aimé par 2 personnes

  3. Un très bel article…J’aimerais juste ajouter une petite touche, bien entendu sans prétendre ici détenir la vérité ou définir LA vérité ni même une vérité d’ailleurs, simplement débattre en exposant une conception, un simple fait qui ne peut en aucun cas représenter « ce qui est » car cela est indescriptible et seul le mental se complaît dans la description…
    Lorsque l’on pense que l’on a besoin de temps pour devenir, n’est-on pas dans le mécanisme du mental ?
    Le mental qui est certain qu’il lui faut du temps pour atteindre un objectif qu’il s’est lui même fixé comme lui permettant enfin d’ÊTRE ?
    Enfin quand on indique « être » est-ce vraiment « être » ?
    Ne serait-ce pas AVOIR l’état « être » qui serait plus approprié ?

    Le mental qui aime définir un point de départ (je suis cela) et un point d’arrivée (je veux être ceci) lui permettant alors à partir de ces deux points de tracer une voie, un chemin à suivre, avec des repères afin de l’aider à se sentir guidé, en sécurité…
    N’est-ce pas là ce que l’on recherche tous, la sécurité, le bien-être, la paix…
    Est-ce que « être » signifie se sentir en paix, en sécurité ? vis à vis de quoi?
    Une quête de plus…Pour renforcer l’attachement à la volonté d’obtenir un état différent de ce que je suis (enfin de ce que je définis comme « ce que je suis » étant donné qu’en réalité JE NE SAIS PAS…Ne pas savoir me trouble car j’ai envie (transformé en besoin) de savoir…D’avoir la réponse à MES questions…La volonté d’AVOIR est-elle une des caractéristiques de l’être ? En l’absence de définition de l’être, existe-t-il encore des caractéristiques propres à l’être ?

    Partons d’un simple fait, le mental aime tout définir, et l’état « être » n’échappe pas à la règle que le mental a instaurée pour AVOIR le contrôle de ce qu’il a décidé de vivre…

    L’être est-il un état?
    Solide, Stable et continu selon la définition du mental?
    L’être est-il issu du mental?
    ou du temps ?

    Lorsque nous sommes pleinement attentifs ICI ET MAINTENANT, ouvert pleinement, « ce qui est » n’est pas « ce que j’ai envie d’être », attentif au moment présent sans nous focaliser sur les mots « moments » et « présent », dans l’acceptation pleine et entière de « ce qui est » sans focaliser un état à part en train d’observer « ce qui est » car la vision englobe TOUT sans séparation, sans dualité entre « MOI » et « ce qui est » ! Alors existe-t-il encore le besoin d’être ? est-ce que les mots PAIX, bien-être, bonheur, AMOUR sont encore des éléments à AVOIR ?

    Nulle voie ne mène à l’être car l’être (ne nous focalisons point sur le mot « être » car le mot n’est rien d’autre qu’une image et le mental aime ces images qui lui procure l’impression de pouvoir définir…) n’est pas une finalité, un objectif à atteindre, cela n’est qu’une image issue d’un mécanisme du mental pour AVOIR une emprise sur ce qu’il a défini comme ce qu’il doit VIVRE pour enfin donner un SENS à sa vie…
    L’être humain est ainsi fait, sa vie doit être particulière, différente et ne peut être sans AVOIR DE SENS à lui donner…
    Peut-être qu’il y a un sens, peut-être pas…
    L’objectif de rechercher ce sens n’est encore une fois que du domaine du mental qui ne peut accepter de ne pas SAVOIR, de ne pas COMPRENDRE et qui souhaite SAVOIR…
    Si on enlève le « S » à savoir que reste-t-il ?

    Le détachement ne peut être issu d’une volonté de se détacher…
    Simplement accepter ici et maintenant ce que l’on est pleinement sans focaliser ou s’identifier à ce que l’on est car nulle définition ne peut nous permettre d’être…
    Accepter qu’en réalité nous n’avons aucun contrôle et que de croire que l’on a la capacité de changer ce que l’on est, n’est que le fruit d’une volonté de changer qui est le résultat de la non acceptation de ce qu l’on est !
    Devenir au lieu d’être…
    le changement ne peut s’opérer par la volonté car il y a alors un conflit entre « ce que je suis » et « ce que je veux devenir », conflit signifie division et la division ne peut donner naissance à l’être qui est TOUT sans séparation!
    L’observateur est l’observé, le penseur est la pensée, le questionneur est la question, le chercheur est la recherche…Et le temps psychologique est nécessaire pour renforcer la croyance en un état pouvant, grâce au temps, devenir un autre état MIEUX que l’état précédent…Comment pouvons-nous savoir qu’un état est mieux qu’un autre alors que nous ne sommes même pas attentifs à l’état qui est ici et maintenant mais focalisé sur l’état à atteindre ?

    Point de départ : ICI ET MAINTENANT
    Arrivée : ICI ET MAINTENANT
    La vérité est sans chemin…
    Encore une fois..JE NE SAIS PAS et je ne recherche point à le savoir, simplement à vivre ancré dans le moment présent, ici et maintenant.
    S’ouvrir à « ce qui est », indescriptible et indéfinissable, permet alors de ne plus se focaliser, d’avoir un point de vue fermé, isolé, fragmenté mais d’englober TOUT sans séparation et alors MOI, L’AUTRE sont acceptés pour ce qu’ils sont et pas ce que l’on a envie de voir…
    Chaque moment présent est le seul et unique moment où l’on est alors soyons pleinement ici et maintenant ;)))

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      • Et si on partait du principe, un simple fait, qu’en réalité on ne sait pas…On ne sait pas si on ne sait RIEN ou si on sait TOUT…
        En réalité penser que l’on ne sait RIEN c’est déjà SAVOIR, AVOIR un repère pour se définir, non?
        SI on est attentif au simple fait que l’on ne sait pas alors on reste ouvert et pleinement attentif sans avoir besoin de donner un avis (même si l’on peut en donner un bien entendu mais sans s’attacher à cet avis ni en faire MON avis 😉 sur ce que l’on croît savoir…car exprimer que JE NE SAIS RIEN est une forme de SAVOIR, je me défini comme une entité qui ne sait RIEN, n’est-ce pas?
        Existe-t-il un espace ouvert où le savoir, l’envie de SAVOIR est absente ?
        Et posons nous cette question, l’absence de SAVOIR est-elle présence à « ce qui est » ?
        Quand nous sommes attentifs et pleinement ouverts alors nous n’avons plus besoin de définir si l’on ne sait RIEN car le savoir n’est plus à définir étant donné que l’on est présent à « ce qui est » sans ressentir le moindre besoin de le définir comme un savoir…hihihi
        Un savoir est encore une fois un élément solide auquel nous souhaitons nous raccrocher, un repère qui nous permet d’encadrer ce que JE vis…
        Vivre est-ce de définir un cadre limité?
        D’ailleurs avons-nous besoin de SAVOIR ce qu’est la vie pour vivre?
        Enfin juste une conception, un partage sans croire que ce qui est exprimé ici est une vérité ou même La vérité.
        Chacun es son propre guide, sa propre lumière ;))))

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