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Chronique 20 : « La méthode R.E.N.A.I.T.R.E », Brigitte Delbeke-Le Bian, aux éditions Grancher

Renaître. Renaître après une épreuve, un bouleversement, après la souffrance, et la douleur. Oui, mais comment ? Par quoi commencer ? Comment retrouver nos repères ? Comment ne pas renoncer à la magie de la vie ? Comment ne pas sombrer ? Comment accepter l’épreuve et cesser de vivre dans l’angoisse, l’oppression, la tristesse ?

Nous sommes tous passés par ces périodes difficiles où la vie semble nous pousser dans nos derniers retranchements. Ces épreuves, bien qu’insurmontables de prime abord nous invitent à renaître, R.E.N.A.I.T.R.E, soit l’acronyme de Ressentir les Emotions Négatives, les Accepter et Initier un Travail de Reconstruction Entitaire. Tel le titre de l’ouvrage de Brigitte Delbeke-Le Bian.

methode_renaitre_-_plat1.jpgL’auteure signe en effet un brillantissime ouvrage dont le but principal est de nous inciter à lâcher ce qui nous met en douleur pour accéder à ce qui nous met en mouvement. Brigitte Delbeke-Le Bian n’hésite pas à se mettre à nu en évoquant son histoire personnelle « d’enfant non-désiré », la perte de sa sœur cadette, celle de son fils ainé également.

Au travers de ces 5 étapes dont elle décrit fort bien les enjeux ( tenants et aboutissements), elle suggère l’idée d’un parcours, d’un processus possible de « guérison », de résilience.

C’est un ouvrage d’initiation, de voyage vers soi : vers ce que nous ne connaissons pas encore de nous-mêmes et qui est pourtant, source de forces. Et cette initiation se fait à partir de la prise en compte de nos douleurs, épreuves. Cette méthode vise à libérer de la souffrance, et trouver un nouvel équilibre.

« Je le dis très sincèrement, il n’y a pas de miracle, il faut du courage et de la persévérance, c’est à ce prix que vous trouverez : LA SOLUTION QUI EXISTE ET QUI EST DEJA EN VOUS ». [..]

« La vie nous donne à vivre parfois des moments très douloureux. Mais à l’intérieur de ces espaces « imposés, confrontants », nous sommes libres du mouvement que nous voulons bien y créer, un peu comme le peintre soumis au cadre de la toile, à l’intérieur duquel il crée librement son « œuvre » ».

« La méthode renaître » est un ouvrage très enrichissant car même si la gestalt thérapie constitue la colonne vertébrale de l’ouvrage, l’auteure évoque d’autres approches complémentaires.

Par ailleurs, l’ouvrage détaille de nombreuses clés de questionnement, des outils, des exercices ( écriture thérapeutique, exercices de méditations…), et plusieurs rituels de bien-être. En somme : une très belle lecture.

De la désorganisation intérieure liée à l’épreuve, à l’acceptation de ce sentiment de perte, puis la transformation de notre vision des choses, le repositionnement : cette méthode est tel un passeport pour un nouvel équilibre, et elle est transposable aux différents secteurs de notre vie.

C’est un ouvrage qui s’annote, se gomme, se rature, se lit, se relit, se réinvente au fil des pages., et ce, autant de fois que nécessaire pour reprendre les rênes de sa vie.

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« A la façon de Proust, lorsqu’il écrit A la recherche du temps perdu, nous sommes ce héros mélancolique/nostalgique qui se plonge dans la mémoire de ce temps passé espérant y découvrir le sens véritable de sa vie. Cependant, notre destin est de sortir de la symbiose pour s’individualiser et réaliser notre potentiel unique. Les épreuves, bien que très douloureuses, nous construisent et nous font grandir tout au long de notre vie ».  

A bientôt,

 

Sana,

Tous droits  réservés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Chronique 18 : « Comment nous faisons les choses », J.G. Bennett, aux éditions L’Originel

Il suffit de nous voir, au volant, faire ce trajet quotidien pour la énième fois pour comprendre ce qu’est un automatisme. Une action que l’on répète machinalement, dans une sorte d’état inconscient. Un matin, j’y ai prêté attention, et je me suis rendu compte que, par exemple, mon rituel matinal au bureau était strictement automatique : j’allume le pc, je consulte mes mails, je vais chercher mon café, je réponds aux mails. Tu me diras, qui peut être pleinement conscient dans chacun de ces gestes, chaque jour ? Lire la suite

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Chronique 17 : « Yoga des yeux, yoga de l’âme », aux éditions Dangles

Si on m’avait dit, il y a quelques années que ma myopie était étroitement liée à ma manière d’être, j’aurais probablement regardé mon interlocuteur d’un air éberlué. Mais fort de mes lectures, fort de ma compréhension que tout, dans notre corps et dans notre esprit, fonctionne de concert, il m’est aujourd’hui impossible de ne pas reconnaitre que si je ne vois pas très bien de loin, c’est que le stress stocké dans les muscles qui entourent mon globe oculaire les maintient dans une position qui l’empêche d’ajuster la vue. Lire la suite

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4 questions que j’ai cessé de me poser

Je vois, je ressens beaucoup de choses. J’avais l’impression parfois d’être dans une verrière et de n’être qu’une spectatrice de toutes les interactions que je vivais. J’ai toujours été tournée vers mon monde intérieur. Analyser, scruter, réfléchir, penser : en somme, toutes les actions qui impliquent le cerveau (On est foutu, on pense trop).

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Chronique 16 : « Agir et penser comme un chat », de Stéphane Garnier, aux éditions de l’Opportun

« Pourquoi ne pas essayer de ne conserver que ce que vous aimez, de ne préserver que les relations qui vous plaisent, de ne pratiquer que les activités et les métiers qui vous passionnent ?

N’en faire qu’à votre tête, ne suivre que vos envies…Un doux rêve pensez-vous peut-être…Pas pour le chat, qui lui a décidé d’être libre, libre d’avoir, libre d’être, libre de vivre comme bon lui semble à chaque instant de sa vie.

C’est une constante chez le chat, plus qu’une seconde nature, il s’agit du cœur même de sa vie : être libre. Le reste lui importe peu au final, quand souvent, dans nos vies, nous avons relégué cet idéal à éventuellement pouvoir poser nos congés quand cela est possible…selon le planning ».

Si seulement nous pouvions atteindre la liberté d’action du chat, nous n’en serions que plus heureux. Celles et ceux qui ont un chat, et qui ont pris l’habitude d’analyser son comportement, ou d’y être attentif savent qu’un chat est une leçon de vie, à part entière. Pourquoi ? Parce qu’il est libre, calme (la plupart du temps), hermétique au jugement, curieux par nature, indépendant, confiant. Le chat s’adapte à tout, de façon déconcertante, il aime le calme, et sait s’écouter.

En fait, « le chat a tout compris ». Et en partant de ce postulat, Stéphane Garnier nous invite à imiter le comportement du chat. Ce livre est un guide (plein de conseils, et de citations félines) qui détaille, pas à pas, comment mieux vivre en regardant et en nous inspirant de notre chat.

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Quelques mots sur l’auteur de cet ouvrage : Stéphane Garnier

Né à Lyon le 4 août 1974
Formation scientifique & technique
Auteur : romans, essais, nouvelles, humour…
Concepteur rédacteur 
Chroniqueur 
Parolier

Me, myself & I
« On connaît les gens par ce qu’ils font, non par ce qu’ils disent.

PARCOURS :
Une liste d’expériences à la Prévert, sans ordre et non exhaustive.

Ingénieur du son, menuisier par filiation, parolier, concepteur de site web, auteur de nouvelles, ergonome cognitien, vendeur de vignette automobile, concepteur rédacteur en agence de communication, homme à tout faire en station océanographique, éditorialiste satirique pour webmagazine, chanteur, comptable, auteur de romans, trieur de colis, compositeur à mes heures, propriétaire et gérant de chambres d’hôtes, database, vendeur de muguet, R & D pour internet, gestionnaire de patrimoine, responsable projet, franchisé de site de lingerie, agent immobilier, faiseur de café et videur de cendrier, blogueur, apprenti pisciniste, « nègre », président d’atelier de création de marques, beau-père : si, c’est un métier, poète, portraitiste : technique de micro mosaïque photo, juriste sur le tas par nécessité, spectateur puissant du genre humain…

MON RAPPORT A L’ECRITURE : Une maîtresse exigeante

Le livre est plein de belles citations et de leçons :

« La différence entre un chien et un chat. Le chien pense : ils me nourrissent, ils me protègent, ils doivent être des dieux. Le chat pense : ils me nourrissent, ils me protègent, je dois être Dieu; » Ira Lewis

« A observer mon chat si prompt à soigner sa toilette et son élégance, tout en étant capable de chiner un truc intéressant pour lui dans les pires poubelles, une réflexion étonnante m’est apparue : il n’a que faire du luxe et des biens matériels. Pas plus qu’il ne cultive son image ».

« N’accordez pas trop d’importance aux choses matérielles, car vous savez ce qu’on dit : « ce que vous possédez finit par vous posséder! » ».

Mon avis

Nous sommes beaucoup à envier le mode de fonctionnement des chats, cette grande propension au bonheur dont ils savent faire preuve. Ici, l’auteur nous invite intelligemment à adopter le comportement des chats dans notre propre quotidien. Le rêve devient à notre portée, à condition de ne pas s’oublier, d’avoir une belle estime de nous-même, de distinguer l’essentiel du futile, de nous éloigner des relations toxiques, de savoir prendre le temps de vivre, tel un chat.

Ce fut une belle lecture. Et pour avoir un chat, je n’ai fait qu’acquiescer de la première à la dernière ligne de l’ouvrage tellement tout ce qui est distillé, de façon féline, est plein de vérité et de sagesse.

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Ce livre est disponible : ICI.

Sana,

Tous droits réservés.

 

 

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Les 10 joies du blogging

Bonjour,
J’ai envie aujourd’hui d’évoquer les joies que me procure mon blog. Elles sont nombreuses mais j’ai choisi d’évoquer les 10 principales jouissances, exultations que je ressens en bloguant.
1. Le sentiment d’appartenance
Quand j’ai commencé à partager ma plume sur ce blog, je ne savais pas que quelques mois plus tard, j’allais me sentir appartenir à une communauté : celle des blogueurs. Pour tout te dire, je ne pensais pas accorder autant de temps à mon blog, je m’imaginais être une sorte de «passager clandestin» qui viendrait incognito, quand il le pourrait. Mais au fil de mes articles, et des retours, au fil des lectures des autres blogs, j’ai senti que j’aurais du mal à quitter cet espace. Il m’est devenu presque vital.
Et puis, il y a cette impression que seul(e)s celles et ceux qui tiennent un blog peuvent comprendre nos joies, et nos tourments. Même s’il m’a fallu énormément de temps pour que je puisse accepter le fait d’être «blogueuse», je suis ravie de faire partie de cette team, et j’aimerais en 2019 nouer davantage de contacts dans la blogosphère.
Enfin, en entendant quelqu’un parler de son blog, on prête une oreille attentive et on pense intérieurement : « ah génial, lui aussi il écrit ». Cela crée tout de suite un point commun.
2. Les rencontres
En fait, les écrits disent beaucoup d’une personne. « On écrit toujours avec de soi » disait Roland Barthes. Et en lisant les autres blogs, on s’imagine derrière quel genre de personnes se cache derrière l’écran. Il y a aussi ce plaisir de savoir que d’autres blogueurs suivent avec intérêt tes pérégrinations scripturales, et cette joie de nouer des amitiés «bloguesques». J’arrive même à souhaiter en lisant les articles d’autres personnes : « j’aimerais tellement qu’elle s’en sorte », «il doit être hyper intéressant dans la vraie vie ». Bref, quand on écrit c’est aussi un peu pour se faire lire, et pour échanger.
3. L’ouverture d’esprit
Si j’aime autant écrire ici c’est parce que je suis aussi une abonnée d’autres blogs. Et pour peu que tu sois abonné à d’autres espaces, parfois aux antipodes de tes passions premières, et bien tu élargis ton champ de connaissances, de perspectives. Tu tombes ainsi sur de merveilleux articles qui parfois, renversent tes schémas de pensée, ou tes certitudes les plus profondes.
C’est aussi pour cela que j’aime les gens qui lisent, ou qui écrivent (en général, les deux vont ensemble) : je leur trouve une largesse et une fécondité d’esprit, des plus agréables.
4. Les magnifiques commentaires
Qu’on se le dise, on écrit pour soi, et on écrit pour être lu. Alors, lorsque te parviennent les premiers commentaires, les premiers retours positifs : ton ego est alors à satiété. Tu te dis que ces belles personnes ont, non seulement pris le temps de lire, d’apprécier, mais aussi de laisser leur marque. Je ne sais pas toi mais j’aime à imaginer que ce sont des personnes engagées. Sans compter, l’effet motivant que cela te procure. Mais, je pense qu’il ne faut pas en être prisonnier. De la même façon que la course aux likes peut s’avérer vaine, nous ne bloguons pas pour les commentaires.

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5. Le recul sur sa propre vie
En écrivant, on prend le temps de choisir le mot adéquat, et c’est autant de temps pour la prise de recul. Sans compter que partager un article fait réagir des personnes au parcours, aux perceptions, aux envies différentes, ce qui fait que l’échange est enrichissant, et permet le recul sur sa propre situation. Je me souviens de l’article que j’ai rédigé sur mon côté Zèbre ou dans le fond en l’écrivant, je voyais ce trait comme étant un inconvénient. Quelques jours plus tard, et au vu des retours, j’ai pu enfin me dire que je tenais là une qualité. Même si on a nos défauts de nos qualités, ou les qualités de nos défauts.
6. Le sentiment d’utilité
Je me souviens de mon tout premier article. Il s’agissait d’un bref billet d’humeur sur les sans-abris. En l’écrivant, je m’étais dit : « et si, le temps de ces lignes, je me faisais la voix de ceux qui n’ont en pas, et si j’étais l’avocate de ces pauvres personnes ».
En fait, en écrivant, en conseillant, en partageant mes perceptions, j’ai l’impression d’être investie d’une mission (certes à mon humble niveau), j’ai le sentiment de distiller quelque chose de positif, d’envoyer des bonnes vibrations. Et quand je suis sollicitée par email pour des problématiques personnelles et que l’on me demande mon avis : mon sentiment d’utilité atteint son paroxysme.
7. La joie d’être soi-même
Quand j’ai commencé cette belle aventure, et que je lisais des blogs professionnels, à forte audience, à référencement maximal, et aux articles à base de « comment faire pour » : j’ai eu l’impression qu’ils étaient un peu sans vie, sans âme. Je lisais aussi beaucoup de conseils sur « comment bloguer », mais sans en appliquer les lectures car je voulais que les choses se fassent naturellement, et dans la fluidité. Et j’ai toujours été méfiante de ce genre de recettes. Bref, avec le temps, je me suis rendu compte qu’il y avait autant de façons de bloguer, que de blogueurs. Et cette activité n’étant pas une science exacte : la meilleure façon de tenir un blog est celle qui vient de nous-même.
8. Une créativité décuplée
Nous vivons une époque où si l’on ne ravive pas notre créativité au quotidien, on peut vite se retrouver morne et blasée, enfermée dans la routine du quotidien et dans la consommation de contenus. Ce que je trouve merveilleux dans le blogging c’est que nous sommes acteur : on crée du contenu, on laisse ainsi la part belle à ce qui nous fait vibrer. On choisit les images, les photos, la mise en page, les templates. On lit dans l’optique éventuelle d’en parler sur le blog. On rajoute de la vie, à la vie. Personnellement, c’est dans ces moments de créativité que je suis la plus heureuse. Rien ne remplacera le plaisir de poster un article, de prendre une photo, de peindre une toile, d’écouter un morceau.

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9. La fabuleuse démarche de développement personnel
En bloguant, tu repousses tes limites, et tu tais tes peurs. Je me souviens qu’au début, je me disais : « mais avec tout ce que j’ai écrit, tout le monde saura que c’est moi ». Ou lorsque je croisais des collègues, j’avais l’impression qu’ils m’avaient peut-être lu, ou qu’ils avaient entendu parler de mon blog. En soi, je ne vois pas où est la gêne. C’est juste qu’en écrivant, on offre des facettes de nous qu’on ne laisserait pas foncièrement voir de prime abord.
Aussi, tenir un blog nécessite une organisation. Ecrire, relire, commenter, ou répondre aux commentaires nécessitent du temps : et c’est autant de temps en moins pour la procrastination.
10. L’exercice de profondeur
En écrivant, on offre de la place à la profondeur. Certes, un blog c’est aussi beaucoup de forme, mais je reste convaincue que ce qui fait le charme d’un blog est justement le charme de son propos.
Nous vivons tellement une époque de surreprésentation du Moi, une ère d’apparences, que revenir à des choses plus profondes est appréciable. Tenir un blog c’est aussi faire cette expérience du « Plus grand que soi », c’est se sensibiliser aux problématiques profondes.
Est-ce que mes joies sont tiennes ? Ressens-tu d’autres joies en bloguant ?


A bientôt,
Sana,

Tous droits réservés.

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Coup de cœur Altearah : huile démaquillante et contour des yeux

Bonjour !

Je reviens, aujourd’hui, pour te confirmer mon coup de cœur de fin d’année : la marque Altearah. Je t’avais raconté être tombée sous le charme de leurs parfums de soin. Eh bien, je puis t’assurer que ce coup de foudre est en train de se muer en une histoire on ne peut plus sérieuse. Lire la suite

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Renouer avec son enfant intérieur

Chère Sana,

C’est avec émotion que je te fais part de cette lettre qui j’espère te trouvera heureuse et épanouie. Je suis vraiment fière de la femme que tu es devenue. Je vois combien tu as arpenté les chemins tumultueux de la vie avec bravoure, résilience, et humilité. Je te vois transformer en or beaucoup de choses, et toucher le cœur de toutes celles et ceux qui ont le bonheur de te croiser. Je te vois cramponnée à tes rêves, à des idéaux, et je sais que tu n’y renonceras jamais.

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