Les affres de celui qui écrit

Il se tient là sagement sur le bureau de mon ordinateur, depuis des mois. Il attend que je le considère. Il attend que je vive notre histoire, que je la prenne à bras le corps, que je la porte à son plus beau niveau. Je l’ouvre, je le relis à mes heures perdues. Ce bébé. Ces quelques lignes couchées pourtant avec enthousiasme, joie, conviction. Mais je n’arrive pas à l’abonder, à le poursuivre, à l’apprivoiser. Un peu comme si j’avais fait une belle rencontre et que je ne manifestais que quelques parcimonieux, et sporadiques signes d’intérêt à la personne, de temps à autre, en dépit de mon désir de construire. Lire la suite